Le dieu BèsSur la terrasse, nous vîmes le kiosque où les prêtres installaient la statue de la déesse Hathor lors des fêtes afin qu’elle s’unît aux rayons solaires de Râ. De là, nous gagnâmes le toit de l’édifice en suivant le chemin de la mythique procession. Pendant que Madame Gallerini s’extasiait sur la vue, je musardai dans une petite chapelle élevée sur le toit du temple. En empruntant une large rampe, nous redescendîmes de la terrasse comme l’avaient fait des siècles auparavant des centaines de prêtres en liesse. À l’extérieur du temple, nous croisâmes le dieu Bès, planté au milieu des décombres comme un espion millénaire, et nous passâmes sous plusieurs portes, dressées parmi les ruines comme les portes magiques de l’Amenti. En quête d’ombre, nous avisâmes une jolie petite église copte qui devait dater des premiers siècles de notre ère. 

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